Le Journal de bord d'un gardien de phare_épisode 8

Publié le par nw

Épisode 8

 

 

Les reliefs. Du repas. D’un rongeur. (Noix, noisette, graines…).

 

Passer le balai.

 

Nouvel espace, nouvelle contrée, seule la vue change.

 

Allo ?

 

Le bleu du ciel envahit l’espace…ce n’est pas du sang c’est du rouge. Il n’est pas noir, c’est un acteur noir.

 

L’espace s’ouvre, se fend, le geste de Fontana, toile blanche, entaillade d’un couteau, la recherche du geste pur…ouvrir par ce geste pur la précision d’une recherche, dégager de l’air, souffler, insuffler, souffler, insuffler.

 

Les explorateurs sont surveillés par une panthère : animal sauvage. L’esprit de la forêt.

 

Les hurlements du Sauvage.

 

Les actes sont décalés. Leurs actions modifiées et enfin la nuit suit le jour avant de le précéder.

 

Tout compte fait, l’Enseignant est tout à fait comme Superman…il dort avec son costume. (évidemment l’intérêt que Superman trouve à porter du lycra ( le lycra ne se froisse pas tant il est tendu sur sa peau) est étranger à l’Enseignant…d’où sa mise froissée. Mettre, démettre, mettre, démettre…mais repasser comme on repassait ses leçons.

   

Obstacles/ogives nucléaires…résiduelles de la guerre froide. Évidemment ce pays appartient à l’ère atomique. L’ère atomique est ce qui a offert le plus de joie à l’homme (Spinoza : joie = puissance d’exister, d’agir), voilà on réduit à une dimension intime, un drame de civilisation et on agite comme dans un bocal cette idée de la joie.

 

Dans un bocal ou dans une banquette, cela va sans dire.

 

Et si on creusait un trou dans le sol…

 
 

Le Sauvage à l’œil doré.

 

Les aliments du pays leur provoquent des aigreurs d’estomac, sentiments vinaigrés, humeurs bileuses… les cartes sont abattues, rien ne va plus…le diner est à réexplorer, leurs mœurs, leurs coutumes à table, leurs « us », communauté,

 

 

le Sauvage avoue qu’il est en danger, avoue qu’il est le salut, le doux agneau à préserver.

 

Présence de l’infirmière, le mieux c’est l’effacement progressif ou peut-être palpitation, ce moment est celui où ils se rapprochent le plus de la victoire, l’Enseignant arrive à laisser l’infirmière, à s’en détacher pour entendre le monde cad le Sauvage puisqu’on est dans le Sauvage.

 

Il faut que l’Enseignant se libère, le dommage collatéral c’est la disparition de l’infirmière. Quand l’infirmière s’enferme dans sa caisse elle devient icône, elle est l’enfermement, celui de l’Enseignant, elle en sort changée elle a revêtu les habits de deuil de sa présence, de sa fonction, de sa primordialité. Et évidemment cette résolution se fait dans le rêve de

 

l’Enseignant par la formation d’un nouvel agencement psychique, par la vue de son âme en mutation, finalement  l’Enseignant, à partir de cette vision est au courant, il est celui qui sait puisqu’il est celui qui a vu.

 

Donc la suite et fin est la révélation progressive de ce qu’il sait déjà, c’est à dire l’effacement progressif de la censure (l’Infirmière) et la ressemblance/accointance progressive de l’animal-machine Enseignant/Sauvage.

 

 

L’Infirmière (hyp :surmoi) les a réunis, elle ne peut pas sortir de sa fonction mais une fois qu’ils sont réunis elle s’efface, pas matériellement nécessairement, mais l’attention que l’Enseignant lui porte est affectée, diminuée (le Sauvage doit même lui rappeler que sa parole est importante, « écoutons ces deux jeunes femmes … »).

 

Évidemment que l’important est le salut de l’Enseignant mais exposer ce salut c’est exposer un homme se dévêtant de ses vieux habits d’infirmière et enfilant, pour aller vivre la vraie vie, qui est ailleurs et donc ici, ses beaux habits de Sauvage.

 

La mer est agitée. Mon cœur bat. Je suis vivant. La vraie vie est ici.

 

 

 

 

Publié dans chronique

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