boucle

Publié le par nw

ACLRAL.JPG14 février,  19h.
Fin du dernier filage.
Quelques questions encore non résolues, du grain à moudre à la reprise dernière ligne droite, fin mars.
La télé reste peut-être allumée toute la nuit, auquel cas nous évitons à l'infirmière un trajet superflu....
Gwen doit appliquer le cinquième commandement.

Eric apporte un costume beige qui fera parfaitement l'affaire pour Le Sauvage.

Salvatore est venu. Nous avons mesuré, regardé des échantillons de matières, de couleurs. Regardé comment il serait possible de revêtir le bar d'un tissu matelassé.  Parlé du salon de l'agriculture , où il habille un stand,.Nous attendrons de voir si nous pouvons récupérer de la moquette là-bas.  J'adore ça au théâtre, savoir que la moquette du décor de l'hôtel vient des chutes du salon de l'agriculture....

Hassan est venu aussi, qui sera chargé de diffuser, comme on dit, le spectacle.
Et Alex. Bande son à la main. C'était tout bon du premier coup, presque. Les bruits d'hôtel la nuit, les grincements, l'ambiance oppressante.

Avec Alex l'invitation à diner à Faverolles, pour le dernier soir. Nous en sommes très heureux.  Norbert à confectionné un plat de lasagnes à tomber par terre, bougies, chandeliers, tiens, encore... Guillaume et Ayouba qui n'étaient jamais venus dans cet endroit magique confirment : c'est le paradis.
Je passe un peu de temps avec Alex et Claire au studio d'enregistrement pour ré-écouter la bande son.
-Je parle de Faverolles ici parce que c'est important pour nous.
Il y a Eric, il y a Faverolles, et il y a eu ce mois au lycée, Martine : des personnes qui ont en commun le sens, l'intelligence et la générosité de l'accueil. C'est notre luxe.

Nous avons quitté les lieux en laissant nos meubles dans le couloir. Prêts  pour l'exposition qui commencera le 3 mars.

Guillaume a collé les affiches des ateliers d'écriture qu'il animera à partir du mercredi 27 février.

Nous passons à la suite.

AL

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G
Une certaine nostalgie de savoir que lorsqu'on aura des heures de libres on ne pourra plus vous voir même si je suis pas venue énormément.
Je pense que ca m'a fait du bien de voir des comédiens en repet'.
Vu de l'extérieur c'est pas pareil que lorsqu'on le vit.
Que de bons moments.
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E
Nous avons passé 5 jours au foyer et nous avons exploré davantage , nous avons circulé , courru , joué et dansé , nous avons monté et descendu les volets pour jouer aussi avec la lumière , ... nous avons imaginé .
Après repos et technique le matin nous nous sommes échauffés dans la salle de spectacle , une fois de plus nous avons vécu ensemble un très beau moment , la sensibilité de chacun était accrue , le contact était doux et fort , présent sans être contraignant , puissant sans être lourd . Merci "mes" comédiens-danseurs ! ...
Et ils ont enfilé leur costume , placé leurs accessoires , vérifié leurs branchements pour jouer , jouir du dernier filage de ce mois de répétitions . L'excitation était là , la joie de se connaître mieux et partager plus , la fatigue aussi mais le bonheur surtout d'être sur la bonne voie .
Et nous , nous avons regardé , nous avons écouté quelques fois sans voir , nous avons photographié encore , nous avons circulé car "seule la vue change " ... bien sûr .
Bien sûr le travail continue et continuera , il ne fait même que commencer afin que la présentation du Sauvage , ses représentations soient fidèles aux visions d'Anne-Laure .
Il y a comme un voile , non, plutôt une brumisation de nostalgie dans ces moments là , c'est en fait un changement d'état , un changement d'horaires , un changement de lieu , un changement de rapports humains .Oui la vie en groupe est possible , elle est même possible dans le respect de chacun et dans la joie . C'est la vie de compagnie .
Cette Compagnie qui nous permet de nous retrouver et parler le même langage , chacun avec nos accents différents , nos propositions , nos richesses .
C'est un luxe effectivement de pouvoir se rassembler afin d'exister encore plus .

Mon luxe c'est de respirer le même air que vous même à distance , c'est d'être vivant en même temps que vous .
Mon luxe c'est que vous comptiez pour moi .
Merci à toute la famille . Et à "très vite"! ...
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P
Et voilà la séquence de fin ! Même en ne faisant rien d'autre que regarder vos répétitions, je me sens aussi un peu nostalgique de savoir que les répèts sont finies. Il y a un côté happy end.
Je repense au film du dîner : finalement, ces bourgeois, est-ce que ce n'était pas vous aujourd'hui, avec des flashs d'instants au lycée dans votre mémoire ?...
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A
Drôle d'expérience que celle de laisser un spectacle après un mois de répétitions, de rencontres et d'expériences sans que celui-ci ne soit directement offert au public.

Comment appréhender ce mois de vacance, le terme s'entendant ici au sens de vide?

On va s'occuper des derniers détails de costumes, de décors aussi. On laissera reposer nos personnages ou on tentera de les affiner, jusque dans nos rêves, afin de faire (pourquoi pas?) de nouvelles propositions.

On se reverra les uns et les autres autour du spectacle ou pour tout autre chose.

On continuera nos vies, chacun de notre côté, pour profiter de ce qui nous entoure et pour préparer l'après.

Le tout produira en chacun, on peut au moins l'espérer, tout une série de transformations conscientes ou non. Pour reprendre et (un peu) détourner les termes du Sauvage "nous serons nous, un peu changé" grâce à ce nouvel ensemble d'expériences.

Le tout aura nécessairement une influence sur le spectacle lorsque nous reprendrons les répétitions.

Voilà que le terme de vacance prend alors un autre sens. Il ne sous-tend plus une période de vide, mais un temps d'alimentation au sens où tout ce qui sera vécu à un moment donné sera assimilé et jouera un rôle dans les évènements futurs.
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