Ces chroniques rassemblent mes notes de travail, ainsi :
Elles sont rédigées soit en ma présence, soit en mon absence.
Elles sont partiellement subjectives.
Elles sont aussi la chronique de mon empressement à les rejoindre et de ma joie de les retrouver.
Elles sont partiellement informatives.
Leur utilité est toute relative à l’écho qu’elles sauront faire résonner.
Je suis le gardien du phare…
Épisode 1
La résidence a commencé depuis hier. Je fais un pas de valse. Un pas chassé.
Le Sauvage.
Une exploration en terre inconnue et au milieu des hautes herbes son visage apparaît.
Nous sommes tous inconsistants.
Voilà un vécu à transmettre.
Devant le Sauvage, face à face, nous sommes face à nos idées. Au monde tel que nous le pensons et ainsi le limitons.
Mais voilà mes petits chats le monde est plus vaste ou pas, ainsi soit-il.
Donc ils sont partis en éclaireurs, l’avant-poste de l’exploration et tout bon explorateur me l’a dit mon oncle Jules qui a inventé bien des mondes se doit d’être éclairé par un bon éclaireur. Donc, acte, I.
L’auteur qui est vivant fait l’auteur mort. Autant dire tout le respect que nous lui devons.
Revenons à l’exploration et non pas de l’exploration car nous avons ici un voyage au long cours.
Je me suis fait à cette idée, ils sont en danger.
Je sais, certains peut-être confirmeront, que depuis un certain temps déjà les tigres et autres féroces sont éteints à Langres. Toutefois comme me l’a dit mon oncle Jules, certains peut-être confirmeront, le danger de l’exploration est lié à l‘exploration elle-même, à cette distorsion géographique.
La meilleure façon de comprendre ceci est cette image moderne : le précipice.
Le risque du précipice implique dans notre modernité le principe du levier. Il n’existe plus de précipice sans voiture prête à y chuter. Et dans cette voiture selon le principe de la libre association d’idées, trois hommes, deux à l’avant, un à l’arrière. Pas de panique mes petits chats, le principe du levier est devenu et ce bien avant sa formulation théorique un principe physiologique. Donc il suffit pour éviter la chute diabolique que les deux hommes à l’avant passent à l’arrière. Toutefois ce que vous pressentez est ce qui arrive à grande vitesse : les deux hommes à l’avant sont avares de politesse et la chute advient et la lumière s’éteint.
Nous avons donc tout ensemble l’exploration, la distorsion géographique, le déplacement…le mouvement et le danger qu’il implique nécessairement, la chute diabolique…hors du symbole.
Je mx.e suis fait à cette idée, ils sont en danger.
Faites que ce journal de bord leur parvienne, je le jette à l’instant dans les flots digitaux.
Guillaume