Le Journal de bord d’un gardien de phare_épisode 5

Publié le par nw

Épisode 5
 

Les nouvelles mettent du temps à me parvenir.

Ce samedi, mes explorateurs ont été visités par une foule d’êtres du pays. Pacifiquement.

Il s’agissait de l’un des rites de ce pays : accueillir les habitants chez eux. 

Autre fait étrange : les autochtones conservent éternellement leur jeunesse. Tous sont souplesse et réceptivité. Réactivité aussi, curiosité et tous sont prêts à partir au combat.

Danse d’accueil et de refus. Danse sauvage. Ne pas laisser de place à la distance. L’éloignement même comme une proximité. 

Les affaires du monde pensées à l’endroit puis à l’envers. Faire, défaire, faire, défaire. 

Leurs corps à tous semblent être capables de penser. Le mien est imbécile. 

Et puis les corps-engrenage forment des animaux-machine. À deux leurs corps pensent, en groupe, ils signifient.

Ces animaux-machine dessinent le territoire, ils inventent un monde.

Inventer le monde c’est le penser.

 Le penser définitivement est la condition nécessaire pour le réinventer…MaMo…

Je remarque un rouleau sur ma table. Je le lis.


P.S: j'apprends que gift en allemand signifie à la fois don et poison.  Il va sans dire que, dès lors, il me devient impossible de douter du caractère germanique de mon ascendance.

 

 

 

 

 

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Publié dans chronique

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